Gbagbo, Ben Ali et consorts (non) morts les armes à la main …


Le "boulanger" Gbagbo est tombé dans la farine

L‘ancien président indéboulonnable, Laurent Gbagbo (enfin) arrêté …. mais n’est-ce pas une erreur cette intrusion française dans la gestion du conflit ivoirien ?

Brassant l’idée d’une francacafric non terminée, Nicolas le Petit n’a-t-il pas encore mis son pétard fourni par Dassault and Cie© dans une fourmilière, après l’Afghanistan, la Libye … dont les conséquences demeurent inconnues ?

De nombreuses personnes se posent beaucoup de questions sur cette intrusion française, et la comparaison est intéressante face à la non-ingérence cette fois-ci, en Tunisie et les conséquences de cette inaction quand la Tunisie attendait, elle un geste fort. Pour notre chère Tunisie, si je ne vais pas vous raconter ici les quelques jours ou tout a basculé (pas tout de suite cher lecteur, patience, mais bientôt !), revenons sur l’inaction française et ses conséquences. Dès la fuite de Zaba le soir du 14 janvier … première inquiétude : Zaba serait à Paris et premières détonations et rafales entendues dans les rues… la communauté française en Tunisie s’enflamme par tous les moyens de communications modernes : téléphones, internet sonnent et font circuler les pires rumeurs … les conséquences de cette fuite agitent les pires peurs  : ne va-t-on pas assister à des débordements contre cette communauté qui n’est pas composée que de nantis proche de l’ancien régime ? D’autant plus que les premières déclarations de nos sinistres officiels sont des plus maladroites, que cela soit l’inénarrable Mam complètement ailleurs (comme pour avoir proposé son «expertise» aux forces de l’ordre de Zaba  et après quelques jours de vacances depuis décembre) ou au contraire le silence pesant de notre Excellence l’Ambassadeur Ménat … très en cours auprès de Zaba et connu pour ses karaokés courus par toute la jet-set de Tunis (enfin chacun sa gloire, il peut trouver une nouvelle voie désormais auprès de X Factor ..). Le peu de communication des services de l’ambassade est criant, sans parler de la confusion des fumeux fameux îlotiers désignés par l’Ambassade en cas de crise (chargés de réunir les ressortissants, assurer l’information, etc …) qui ne sont pas tous désignés et qui pour certains ne reçoivent d’ailleurs aucunes informations … brillante organisation de la crise ….

Bref, une gestion de crise ridicule, qui continua avec les fresques de notre  nouvel ambassadeur le « pauv’Boillon « , jeune Sarko boy qui aime poser en maillot de bain, qui s’énerve contre des journalistes tunisiens quand la situation demande tact, doigté et retenue (bref rien avoir avec notre gouvernement actuel). Cependant, une fois la situation clarifiée après la « Grande peur » de l’après 14 janvier, partagée par nos amis Tunisiens et leurs invités étrangers, qu’ils soient Européens, Arabes et autres, entraînant une formidable solidarité entre les populations (avec des tours de garde dans les rues mixtes , partagent d’espoir et de craintes communes … un symbole très fort). Bref aucune intervention, aucune ingérence qui finalement grâce à la maturité politique de la Tunisie  (et à son contexte) n’auront pas été nécessaires (et c’est tant mieux !). De toute façon, si la face visible de l’iceberg est le désastre de la gestion des révolutions d’Afrique du Nord, la partie cachée est le déclin de la politique extérieure  française dans des territoires ou les liens sont historiques et anciens, car baignant dans un bain nauséabond sentant la corruption, le paternalisme avec l’ancien régime. Il aurait été tellement plus fort et moins prétentieux que des déclarations maladroites que d’assurer au peuple tunisien un nouveau départ avec des  symboles forts pour aider la Tunisie à repartir : comme la simplification de l’obtention des visas et faire cesser d’humiliantes démarches qu’impose l’Ambassade pour l’obtention de ces même visas. Bien sûr, se serait faire un mauvais procès au gouvernement français car il semble avoir compris l’urgence comme le démontre certaines mesures financières ou la saisie des biens de l’ancien président, voire de son lâchage… mais malheureusement, et on est en droit en tant que citoyen de le rappeler, bien trop tard pour le pays des Droits des blabla ….

Donc, revenons à la Côte d’Ivoire … Fallait-il laisser faire, au risque de voir une situation se pourrir, ou au contraire intervenir comme cela a été fait « sous mandat » de l’ONU, mais passer aux yeux de la communauté internationale, et en particulier africaine davantage comme une ancienne puissance coloniale ??? Un sacré plat de zgougou que voilà ? Bon, il est à noter que  Gbabgo parti la situation peut s’apaiser (mais les haines demeurent vivaces dans le pays), car n’oublions pas que ce dernier, chantre de l’ivoirité, une version avant l’heure de l’identité nationale de notre Bezon et autre Zemmour nationaux, fut appelé par bien des personnes le «Le Pen noir» de Côte d’Ivoire … tout un programme …

Bien des questions difficiles à répondre, mais déjà je me gousse de ces dirigeants qui quittent le pouvoir par la (petite) porte : fuite en oubliant sa brosse à dents pour Zaba, (mais avec une tonne d’or quand même), réticences et caprices pour finalement partir pour Moubarak et proclamations viriles et guerrières de notre Gbagbo de « mourir les armes à la main » pour finalement être arrêté  en chemise à fleurs avec Simone dans son bunker, sans grandes résistances … pas de bol la fonction de martyr est donc d’une autre époque …

Gbagbo

Gbagbo candidat au martyre chrétien?

 

P.S. : une petite vidéo si .. hmmmm à vous de juger, ici sur Libé :

http://www.liberation.fr/monde/06013439-dictateurs-vires-dictateurs-humilies

 

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3 commentaires pour Gbagbo, Ben Ali et consorts (non) morts les armes à la main …

  1. athena pallas dit :

    haha!
    oui franchement, c’est dommage pour la paix en cote d’ivoire!
    j’espere que ce pays ne va pas plonger dans une guerre civile sans fin, car il ne faut pas l’oublier, les pro Gbagbo sont nombreux!
    l’heure est à la réconciliation et non pas à l’humiliation pour le bien de tous

  2. Annie dit :

    Ouatara n’est « que » adoubé par la communauté internationale, tout le monde oubli que lors du vote il y eut plus de bulletins que de votants, que des massacres eurent lieu dans le nord, bien pire que récemment à Abidjan. Non c’est pas si simple.

  3. Ping : Et un, et deux et trois … | La Tunisie de l'An I

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